Le 9 février 2023, l’alerte est lancée niveau santé au Cameroun:des cas de maladie à Virus Marburg (MVM) sont signalés dans huit villages frontaliers. Par ricochet, c’est l’Afrique Centrale qui est sur le qui vive pour affronter une zoonose qui après celle de COVID-19 vient mettre le dispositif de prévention en branle.
JOE FIRMIN
Dans son rapport national de préparation à la Maladie à Virus Marburg (MVM) de la période du 3 au 10 avril, le Ministère de la Santé du Cameroun fait état des lieux de la maladie qui après l’alerte aux frontières du 9 février fait l’objet d’une attention particulière des autorités.

Ainsi, cette veille montre qu’à ce jour, aucun cas n’a été confirmé au Cameroun. A contrario la Guinée Équatoriale voisine n’est pas logée à la même enseigne.
Si cette communication a de quoi rassurer, il est important de parler de cette zoonose qui,en accompagnement des actions gouvernementales,mérite qu’on s’y attarde afin d’avoir la bonne information.
Le virus de marburg :une zoonose à combattre
Une zoonose est une maladie qui se transmet de l’animal à l’homme et de l’homme à l’animal.Les maladies zoonotiques sont des problèmes de santé que le gouvernement camerounais a décidé de combattre, ceci avec ses partenaires qui l’accompagnent pour la mise en œuvre de ces combats. Au Cameroun, dix zoonoses ont été classées comme prioritaires dans la lutte pour mieux les éradiquer et informer la population. De ces zoonoses, on peut citer La grippe aviaire, la rage,la salmonellose, la variole du singe,la fièvre à virus Ebola, la fièvre de lassa, l’anthrax, la tuberculose, la trypanosomiase,la brucellose.D’après l’organisation mondiale de la santé (OMS), 60% des maladies infectieuses humaines sont zoonotiques.
Ce qu’il faut savoir…
Rappelons que la maladie à virus Marburg qui sévit actuellement en Guinée Équatoriale, dans huit villages frontaliers de la région du Sud est aujourd’hui à sa 16e apparition, dont 11 en Afrique, depuis l’enregistrement du premier cas en 1967 à Marburg en Allemagne . De la même famille que la fièvre hémorragique à virus Ebola, elle est une Zoonose transmise par contact direct avec l’animal ou la personne infectée. La manipulation des corps, les mouvements des populations, le contact avec les objets souillés en sont quelques facteurs d’exposition. Elle a une incubation de 2 à 21 jours avec un taux de létalité qui peut atteindre jusqu’à 88% lors des grandes flambées. Jusqu’à présent, il n’existe pas de médicaments dont l’efficacité a été prouvée, encore moins un vaccin. La prise en charge actuelle se limite à soigner les symptômes et à améliorer la survie du malade.