MA PREMIÈRE FOIS: Chronique d’un silence brisé, d’un corps apprivoisé

On nous apprend à baisser les yeux, à cacher nos douleurs, à chuchoter quand il s’agit de règles. Pourtant, pour beaucoup de jeunes filles, la première fois qu’elles saignent n’est pas seulement un événement biologique : c’est un bouleversement, un choc, un secret. Dans cette chronique intime, je partage ce moment si particulier où tout a commencé pour moi — entre ignorance, précarité, peur et, finalement, acceptation. Parce que nos corps méritent d’être compris, respectés et célébrés.

Je me souviens encore de ce matin-là. J’avais à peine 13 ans. Je me suis réveillée avec une étrange sensation, un petit malaise entre les jambes. En me levant, j’ai vu les tâches rouges sur mon drap. Mon cœur a raté un battement. Était-ce une maladie ? Une malédiction ? On m’avait toujours parlé des règles en chuchotant, comme d’un fardeau honteux, un truc sale, à cacher.
J’ai paniqué. J’ai caché mon sous-vêtement. Je n’ai rien dit à maman. Je n’osais pas. À l’école, j’ai demandé une serviette à une camarade. Elle a ri doucement : « Bienvenue dans la galère. » C’est là que j’ai compris que la précarité menstruelle n’était pas un mythe. Une serviette était un luxe. J’ai commencé à improviser, à me débrouiller avec du tissu, du papier, n’importe quoi.
Pendant longtemps, j’ai ressenti de la honte. Honte de demander. Honte de saigner. Honte d’être fille. Ce n’est qu’en terminale que j’ai osé parler. À une prof, puis à mon petit ami. Lui, il a écouté. Il a compris. Il a acheté des serviettes pour moi, sans faire de blagues. Il m’a fait comprendre que mon corps n’était pas un ennemi.
Aujourd’hui, je suis une femme. Je connais mon cycle. J’écoute mon corps. Et je parle. Je parle aux jeunes filles, à mes nièces, aux élèves lors des sensibilisations. Je leur dis que les règles, ce n’est pas une punition. C’est la vie.
À vous les hommes, les garçons : soyez présents. Ne jugez pas. Soutenez. Comme l’a fait mon fiancé. Grâce à lui, j’ai compris que je n’avais pas à me battre seule.

PENELOPE

Précarité menstruelle : ces règles qu’on vit dans la honte

Chaque mois, elles saignent. Mais ce n’est pas la douleur physique qui les fait le plus souffrir. C’est le silence, le manque, la peur. Voici l’histoire trop banale de la précarité menstruelle, cette injustice oubliée.

Dans un quartier populaire de Douala, Amina, une femme d’un certain âge, reste assise sur son lit, enroulée dans un pagne. Elle a raté l’école aujourd’hui. Pas parce qu’elle est malade. Non. Mais parce que ses règles sont arrivées, et qu’il n’y avait plus de serviettes hygiéniques à la maison.


Sa mère, vendeuse de beignets, fait déjà des miracles pour nourrir ses quatre enfants. Un paquet de serviettes coûte 600 francs. Trop cher pour une famille où chaque franc compte. Alors Amina a dû improviser : un vieux morceau de tissu, serré dans son slip. Mais elle ne se sentait pas à l’aise. Elle avait peur de se tâcher. Peur des moqueries. Elle est restée à la maison.

Ce que vit Amina, des milliers d’adolescentes et de femmes le vivent aussi. C’est ce qu’on appelle la précarité menstruelle.

Un mot compliqué pour une réalité brutale : ne pas avoir accès aux protections hygiéniques, à des toilettes propres, à de l’eau, ou simplement à l’information. C’est manquer l’école. Se sentir sale. Être stigmatisée. Se cacher.

Dans les campagnes comme dans les villes, des jeunes filles abandonnent leur scolarité à cause de leurs règles. Certaines se mettent en danger avec des méthodes de fortune : journaux, bouts de tissu, voire du sable dans des cas extrêmes. D’autres sont victimes de violences ou d’exploitation, simplement pour s’acheter un paquet de serviettes.

Et pourtant… les règles ne sont ni une maladie, ni une honte. Elles sont naturelles. Universelles. Mais encore entourées de silence et de tabous.

Heureusement, des voix s’élèvent. Des associations distribuent des kits menstruels. Des écoles sensibilisent les jeunes. Des femmes parlent, écrivent, témoignent.

Mais ce n’est pas suffisant.

Il faut des politiques publiques. Il faut que les protections hygiéniques soient accessibles, voire gratuites, dans les écoles, les centres de santé, les prisons. Il faut briser ce tabou dans les foyers, dans les médias, dans les églises.

Parce qu’avoir ses règles ne devrait jamais être une punition.

Parce que les règles ne doivent pas rimer avec sacrifice, isolement ou danger.

Parce qu’il est temps de dire haut et fort que la précarité menstruelle est une urgence sanitaire et sociale.

Fête des Mères : Et si protéger son enfant, c’était aussi lui offrir un avenir en bonne santé ?

Chaque année, la Fête des Mères est l’occasion de célébrer l’amour, le courage et le dévouement de celles qui donnent la vie et veillent sur elle chaque jour. Mais cette année, au Cameroun, cette célébration prend une dimension encore plus forte : elle coïncide avec une campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite et de distribution de la vitamine A aux enfants de 0 à 5 ans.

Derrière les chiffres et les stratégies de santé publique, il y a les mères. Ces femmes qui, discrètement mais fermement, jouent un rôle central dans la protection de la santé de leurs enfants.

Une campagne essentielle pour la santé infantile

Du 29 mai au 1er juin 2025, dans la région du Littoral et à travers tout le pays, des milliers d’agents de santé communautaire s’activent pour vacciner près de 100 000 enfants contre la poliomyélite et distribuer la vitamine A à plus de 574 000 enfants.

Ces gestes simples – une goutte de vaccin, une capsule de vitamine – peuvent faire toute la différence. Ils protègent contre la paralysie, renforcent l’immunité, préviennent des maladies parfois mortelles.
Et ces gestes, ce sont les mères qui les rendent possibles.

Le rôle irremplaçable des mères dans la vaccination

Aucune campagne de santé ne peut réussir sans l’engagement des mamans. Ce sont elles qui :

– ouvrent la porte aux agents de santé ;

– portent leurs enfants jusqu’aux points de vaccination ;

– posent les bonnes questions pour mieux comprendre ;

– prennent des décisions cruciales, même dans des contextes parfois complexes ou défavorisés.
Elles sont les premières protectrices, les premières éducatrices, et les premières à s’inquiéter pour un enfant qui tousse, qui ne mange pas bien, ou qui grandit lentement.

Une mère qui vaccine, c’est une mère qui aime

En cette Fête des Mères, saluons le courage silencieux de toutes celles qui prennent le temps, malgré les obligations, de faire vacciner leurs enfants, de leur donner accès à la prévention, à la santé, et donc à l’avenir.

Une maman qui tend le bras de son enfant pour une piqûre, c’est une maman qui dit à la vie : « Je veux que tu restes. »

Célébrer la Fête des Mères, c’est aussi rappeler que la santé de demain se construit aujourd’hui, et que chaque mère a le pouvoir d’y contribuer.

Alors en cette semaine de campagne, si vous êtes maman, grand-mère, tante ou future mère : faites vacciner vos enfants.
Et si vous êtes un voisin, un ami, un père, un professionnel de santé : encouragez-les, accompagnez-les, soutenez-les.

Parce qu’un enfant vacciné, c’est un Cameroun plus fort.

Journée mondiale du Paludisme :Ta moustiquaire, tu l’as ?

Aujourd’hui, on ne plaisante pas. Aujourd’hui, on parle de vie. De survie. On parle de moustiquaire.

Parce que oui, le paludisme tue encore, et ce n’est pas un mythe. Ce n’est pas une vieille maladie oubliée dans les bouquins de biologie. C’est un danger réel, présent, qui rôde chaque nuit dans nos quartiers, nos villages, nos maisons. Un moustique, une piqûre, et tout peut basculer.

Quelques chiffres qui font froid dans le dos

En 2023, la Région africaine représentait 94 % des cas mondiaux de paludisme.

95 % des décès dus à cette maladie y ont été enregistrés.

Et ce qui serre le cœur : 76 % de ces décès concernaient des enfants de moins de 5 ans.

Et pourtant, malgré ces chiffres alarmants, nous avons un bouclier accessible, silencieux mais redoutablement efficace : la moustiquaire imprégnée d’insecticide.

Pourquoi est-elle si importante ?

Parce que pendant qu’on dort, les moustiques agissent.
Et pendant que les moustiques agissent, ta moustiquaire peut faire barrage.
Pas besoin d’être riche ou médecin pour sauver des vies. Parfois, il suffit d’accrocher une moustiquaire au-dessus du lit.

Depuis les années 2000, plus de 1,7 milliard de cas de paludisme ont été évités. Plus de 12 millions de vies sauvées. Ce n’est pas de la magie. C’est le fruit d’actions simples mais puissantes, comme dormir sous une moustiquaire, appliquer du répulsif, se soigner à temps, et aujourd’hui, se faire vacciner.

Ta moustiquaire, tu l’as ? Et ton enfant ? Et ta grand-mère ?

Protéger une famille, ça commence par un geste simple chaque soir :
✔️ S’assurer que la moustiquaire est bien fixée
✔️ Qu’elle n’est pas trouée
✔️ Et que tout le monde dort dessous, sans exception.

En plus de la moustiquaire, n’oublie pas :

Les répulsifs anti-moustiques

Les médicaments antipaludiques en cas de voyage ou traitement

Et désormais, le vaccin contre le paludisme pour les plus petits

Porter des vêtements longs et fermés le soir reste aussi une barrière efficace.

Et si, cette année, on disait STOP au paludisme ?

La lutte est encore longue, mais chaque moustiquaire compte, chaque geste compte.
Parce qu’une moustiquaire, ce n’est pas qu’un filet,c’est une promesse de vie.
Alors… ta moustiquaire, tu l’as ?

Poliomyélite – Ce qu’il faut savoir sur la campagne de vaccination d’avril 2025

La poliomyélite, maladie virale extrêmement contagieuse, continue de menacer la santé des enfants au Cameroun. Causée par l’ingestion d’eau ou d’aliments souillés par des matières fécales contenant le poliovirus, cette infection attaque principalement les enfants de moins de 5 ans, causant parfois des paralysies irréversibles.

Pour contrer ce danger, le Ministère de la Santé Publique, en collaboration avec ses partenaires, organise une vaste campagne nationale de riposte du 24 au 27 avril 2025, ciblant tous les enfants âgés de 0 à 5 ans. L’objectif est clair : vacciner tous les enfants avec deux gouttes du nouveau vaccin polio oral de type 2 (nVPO2) et ainsi renforcer l’immunité collective.

La vaccination se déroulera :

À domicile (porte-à-porte) ;

Dans les formations sanitaires ;

Dans les marchés, lieux de culte, écoles et chefferies (postes fixes temporaires).

La campagne est totalement gratuite, et tous les vaccins utilisés sont homologués par l’OMS et l’UNICEF, garantissant leur qualité et leur sécurité.

En plus de la vaccination, les équipes mèneront :

La recherche active des cas de paralysie flasque aiguë ;

La vérification du respect des normes de qualité des vaccins ;

La sensibilisation des parents sur la nécessité de garder à jour le carnet de vaccination de leurs enfants.

Pourquoi vacciner est vital ?

Il n’existe aucun traitement contre la paralysie due à la poliomyélite. La seule arme reste la prévention par la vaccination. Un enfant vacciné est un enfant protégé, prêt à grandir en pleine santé et à contribuer positivement à sa communauté.

Les bons gestes pour prévenir la polio en plus de la vaccination :

Se laver régulièrement les mains avec de l’eau propre et du savon.

Consommer de l’eau potable.

Bien laver les fruits et légumes avant consommation.

Utiliser systématiquement les toilettes.

Parents, leaders communautaires, hommes de médias, tous ensemble, engageons-nous pour un Cameroun sans polio !

JNV: Les hommes de médias en première ligne pour sensibiliser contre la poliomyélite

Dans le cadre de la Journée Nationale de Vaccination (JNV) 2025, les hommes de médias ont été placés au cœur du dispositif de sensibilisation. À l’initiative du Ministère de la Santé Publique (MINSANTE) et de ses partenaires, une campagne nationale de riposte contre la poliomyélite se déroule du 24 au 27 avril 2025, suivie d’un second tour du 21 mai au 1ᵉʳ juin 2025.

Objectif : stopper la circulation du poliovirus de type 2 en renforçant l’immunité collective des enfants de 0 à 5 ans.

Dans la région du Littoral, l’urgence est palpable après la détection de deux cas dans le district de santé de Deido, précisément aux ponts Missoke et Bonabassem. Face à cette menace, les hommes de médias sont appelés à jouer un rôle clé : diffuser une information fiable, claire et complète sur les bienfaits de la vaccination, vulgariser le calendrier vaccinal, informer sur la gratuité et la disponibilité des vaccins, et contribuer à la lutte contre la désinformation.

« Plus que jamais, nous avons besoin de vous pour que chaque parent sache que le vaccin est gratuit, accessible et qu’il protège efficacement nos enfants », a rappelé M. EWANE Léonard, Coordonnateur Régional PEV Littoral.

La campagne s’appuie sur plusieurs stratégies : vaccination de porte-à-porte, déploiement dans les marchés, lieux de culte, chefferies et écoles. Les journalistes, influenceurs digitaux et leaders d’opinion sont ainsi appelés à unir leurs efforts pour atteindre les familles les plus éloignées et rattraper les enfants ayant manqué des rendez-vous de vaccination.

En relayant activement les messages de la campagne, en promouvant les pratiques d’hygiène et en soutenant les autorités sanitaires, les hommes de médias participent directement à l’élimination de la poliomyélite au Cameroun.

Sexualité/Cœurs brisés : quand l’amour perdu devient une blessure psychique

Il est 3 heures du matin. Vous êtes allongé, les yeux grands ouverts, à faire défiler les messages de quelqu’un qui ne vous répond plus. Votre cœur bat lentement, douloureusement. La rupture est là, brutale, silencieuse, ou trop bruyante. Et pourtant, autour de vous, la vie continue comme si de rien n’était. Las de tourner et retourner la situation sous tous les angles, vous tapez dans les mains et partez d’un sonore « opeutah  » !

Mais pourquoi avons-nous tant de mal à tourner la page ? Est-ce une simple peine de cœur ou bien un véritable traumatisme affectif ? Le Dr Christian Zagzik, psychiatre et psychothérapeute, nous éclaire avec humanité et précision. Auteur du livre « Cœurs brisés : relations amoureuses tourmentées » (Éditions Odile Jacob), il nous rappelle que « le chagrin d’amour n’est pas une simple émotion passagère. Il peut être comparable, dans certains cas, à un véritable deuil. »

Une rupture, un deuil sans cercueil ?

Selon le Dr Zagzik, « ce n’est pas un cliché de comparer une rupture amoureuse à un deuil ». La différence fondamentale entre les deux réside dans la possibilité de revoir l’être aimé. Dans un deuil, l’absence est définitive. Dans une rupture, la présence de l’autre plane encore : dans les souvenirs, sur les réseaux sociaux, ou même parfois physiquement, des années plus tard.

Cette ambivalence du deuil amoureux, où l’autre reste là sans être là, ravive sans cesse la blessure.

Quand la douleur devient inquiétante

Après une séparation, il est normal d’être triste, d’alterner entre colère, chagrin, culpabilité, voire angoisse. Ces émotions sont humaines. Cependant, si la tristesse s’installe durablement, qu’elle altère votre capacité à vivre, à vous réjouir, à interagir avec le monde, alors il est peut-être temps de consulter.

« Il faut être attentif lorsque l’on commence à perdre l’élan vital, à s’isoler durablement. C’est à ce moment qu’une aide thérapeutique devient nécessaire » insiste le spécialiste.

Des émotions qui parlent de notre passé

Le chagrin d’amour ne touche pas seulement le présent. Il réveille souvent des douleurs anciennes, des blessures d’enfance, des manques non comblés. C’est pourquoi l’intensité d’une rupture peut parfois nous surprendre : elle fait écho à d’autres pertes, parfois enfouies depuis longtemps.

Chez l’enfant, la tristesse et la colère alternent souvent. Chez l’adulte au cœur brisé, c’est le même mécanisme émotionnel qui se rejoue, révélant des zones sensibles de notre histoire affective.

Reconstruire après l’effondrement

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut se relever. À condition de ne pas rester seul. En parler à un professionnel, à un ami bienveillant, écrire, pleurer, accepter la douleur comme une étape du processus.

Comme l’écrit si bien le Dr Zagzik dans son livre, « il ne s’agit pas d’oublier, mais de réapprendre à vivre avec l’absence ».

Les cœurs brisés sont peut-être les blessures les plus silencieuses, mais aussi les plus universelles. Il est temps de reconnaître leur poids et leur réalité. Si vous traversez cette épreuve, sachez que votre douleur est légitime — et qu’elle mérite d’être entendue, accompagnée et soignée.

Et vous ? Avez-vous déjà vécu un chagrin d’amour si profond qu’il vous a transformé ? Partagez votre expérience en commentaire, ou laissez un mot à quelqu’un qui pourrait avoir besoin de lire ces lignes aujourd’hui.

Journée Mondiale de l’Autisme : Un message d’amour et d’espoir

Le 2 avril 2025, le siège de l’Action Sociale Diaspora Africaine (ASDA) à Douala s’est transformé en un véritable sanctuaire de l’espoir et de l’amour à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Autisme.

Sous l’impulsion de la Reine Galloise, fondatrice de l’ASDA et mère de deux enfants autistes, cette journée a réuni parents, enfants, partenaires et bienfaiteurs autour d’une cause noble : offrir aux enfants autistes et en situation de handicap une reconnaissance, un accompagnement et un avenir meilleur.


Un combat porté par l’amour et la Foi

Depuis des années, la Reine Galloise lutte contre l’ostracisation des enfants en situation de handicap, souvent cachés, enchaînés ou marginalisés. Pour elle, chaque enfant est une bénédiction et mérite amour et considération.

« C’est une très grande grâce d’avoir un enfant différent. Il faut leur donner de l’amour et observer les merveilles que le Seigneur peut accomplir », a-t-elle affirmé avec ferveur.

Son engagement sans faille se traduit par des actions concrètes à Douala, Yaoundé et Bafoussam, visant à redonner dignité et espoir aux familles touchées par l’autisme, la paralysie cérébrale, la trisomie et d’autres conditions.


Une célébration riche en emotions et en actions

L’événement a été marqué par des moments forts et poignants,notamment :


Des dons

Dix fauteuils roulants ont été offerts à des enfants en situation de handicap, ainsi que des vivres alimentaires destinés aux familles les plus démunies. Un geste pour symboliser la solidarité et l’engagement envers les plus vulnérables.


Des tpémoignages bouleversants

Une mère et grand-mère d’un enfant autiste a partagé son parcours du combattant. Face aux critiques et au rejet, elle a choisi de transformer la différence de son enfant en une force. Son récit a profondément touché l’assistance, rappelant l’importance de l’acceptation et du soutien.

Une reconnaissance des bienfaiteurs

Comme une reine trônant au milieu de ses sujets, la Reine Galloise a tenu à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, soutiennent l’ASDA.

Parmi eux, l’association belge « Un Geste Divin », dirigée par Makamgue Nicaise, venue exprimer son soutien aux familles concernées.



« Nous sommes venus apporter notre soutien à ces mamans, à ces familles qui ont des enfants autistes, parce que leur réalité est aussi la nôtre », a-t-elle déclaré avec conviction.

Un buffet de générosité

Le chef Rodrigue, ancien enfant de la rue devenu propriétaire de son propre restaurant, a préparé un festin incarnant la possibilité de transformation et de réussite malgré les obstacles de la vie.



Un retour émouvant

Le jeune Fally, connu pour ses reprises des chansons de Fally Ipupa, a marqué son retour en interprétant a cappella un morceau poignant. Sa mère a profité de l’instant pour dénoncer les abus de ceux qui ont prétendu collecter des fonds pour l’éducation de son fils sans jamais les lui remettre.



Message d’espoir pour l’avenir

Alors que la cérémonie touchait à sa fin, une pluie bienveillante s’est abattue sur Douala, comme une bénédiction venant sceller cet instant de partage et de solidarité.
La Reine Galloise a conclu cette journée en réaffirmant son engagement :

« Ensemble, l’union fait la force. Aimons-nous les uns les autres et mettons-nous au service de ceux qui ont besoin de nous.« 



Cet événement a réaffirmé une vérité essentielle : l’autisme n’est ni une fatalité ni une malédiction. Avec amour, compréhension et accompagnement, chaque enfant peut s’épanouir et devenir une richesse pour la société tout entière.


Un combat de tous les jours, mais surtout, un combat porté par l’amour.

L’autisme : Entre dépistage, acceptation et idées reçues

Chaque 2 avril, la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme rappelle l’importance d’une meilleure compréhension de ce trouble neurodéveloppemental

En Afrique, le dépistage et l’acceptation des personnes autistes restent des défis majeurs en raison du manque d’informations, de la stigmatisation et des croyances culturelles profondément ancrées. L’autisme, ou Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA), est une condition qui affecte la communication, les interactions sociales et le comportement. Contrairement aux idées reçues, ce n’est ni une maladie mentale ni un trouble causé par un manque d’éducation parentale, mais une différence neurologique nécessitant un accompagnement adapté.


Le dépistage précoce en Afrique est entravé par plusieurs facteurs. D’abord, le manque de ressources médicales et éducatives empêche un diagnostic rapide, car peu de centres spécialisés et de professionnels sont disponibles. Ensuite, certaines croyances culturelles assimilent l’autisme à une malédiction, poussant les familles vers des guérisseurs traditionnels au lieu des spécialistes, retardant ainsi une prise en charge efficace. De plus, le coût élevé des soins, comme les thérapies comportementales et l’orthophonie, rend leur accès difficile, en l’absence de couverture sociale adaptée. Enfin, la méconnaissance du trouble chez les parents et enseignants retarde souvent l’intervention précoce, essentielle au développement des enfants autistes.
L’acceptation sociale des personnes autistes constitue un autre défi. Elles sont souvent exclues des systèmes éducatifs classiques et du marché du travail en raison d’un manque d’infrastructures adaptées et de préjugés. Il est courant d’entendre que les autistes ne peuvent ni apprendre ni travailler, alors qu’avec un accompagnement adéquat, certains excellent dans divers domaines comme les sciences, les arts ou l’informatique. D’autres mythes persistent, comme l’idée que l’autisme est causé par la sorcellerie ou un mauvais comportement parental, alors qu’il s’agit d’un trouble neurodéveloppemental aux causes biologiques et génétiques.


Pour bâtir une société inclusive, il est urgent de sensibiliser et d’éduquer les parents, enseignants et professionnels de santé sur l’autisme. Le développement de centres spécialisés et la formation de personnel qualifié amélioreront le diagnostic et l’accompagnement. L’intégration scolaire et professionnelle doit être renforcée en adaptant les environnements pour permettre aux autistes de s’épanouir. Enfin, il faut déconstruire les tabous et promouvoir des témoignages inspirants qui valorisent leurs réussites.
L’autisme ne doit plus être une fatalité en Afrique. En accélérant le dépistage, en combattant les idées reçues et en adoptant des politiques inclusives, nous pouvons offrir aux personnes autistes une chance d’exprimer pleinement leur potentiel. Ensemble, faisons de la diversité une richesse et non un obstacle.

Journée mondiale de lutte contre la tuberculose : Parlons-en

Ce 24 mars, la communauté internationale se mobilise pour la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, une maladie qui continue de toucher des millions de vies, particulièrement en Afrique.

La tuberculose, une infection causée par la bactérie Mycobacterium tuberculosis, affecte principalement les poumons et se transmet par voie aérienne lorsque les personnes infectées toussent, éternuent ou crachent.
En 2023, la Région africaine de l’OMS a enregistré 2,5 millions de cas de tuberculose, et plus de 400 000 décès ont été déplorés, ce qui équivaut à une vie perdue chaque minute. Ces chiffres alarmants illustrent non seulement la gravité de l’épidémie sur le continent, mais également l’urgence d’une mobilisation renforcée pour lutter contre cette maladie.


La situation en Afrique est particulièrement préoccupante en raison de plusieurs facteurs. D’une part, les conditions de vie dans de nombreuses régions favorisent la propagation de la tuberculose : surpeuplement, manque d’accès à des infrastructures sanitaires de qualité et coexistence avec d’autres maladies, notamment le VIH. D’autre part, la tuberculose résistante aux médicaments représente une menace croissante. Environ 62 000 cas de TB résistante aux traitements standards sont signalés chaque année, compliquant davantage la lutte contre l’infection et mettant en péril les avancées réalisées ces dernières décennies.
Face à ce défi, il est impératif d’investir massivement dans la prévention, le diagnostic et les soins. Les campagnes de sensibilisation jouent un rôle clé : elles permettent de mieux informer les populations sur les modes de transmission de la tuberculose, les symptômes à surveiller et l’importance du dépistage précoce. Les gouvernements et les organisations internationales doivent soutenir ces initiatives et renforcer les systèmes de santé pour offrir un accès plus large aux traitements et aux technologies de diagnostic.
L’investissement dans la recherche est également essentiel. Le développement de nouveaux médicaments, de vaccins plus efficaces et de méthodes de diagnostic rapides et accessibles peut changer la donne pour les millions de personnes à risque. En Afrique, où les ressources sont souvent limitées, une collaboration renforcée entre les pays, les institutions publiques et les partenaires privés pourrait permettre de mettre en place des solutions adaptées aux réalités locales.
De plus, le renforcement des structures de santé locales est primordial. Former les professionnels de santé aux meilleures pratiques de prise en charge et améliorer l’accès aux centres de santé, en particulier dans les zones rurales et isolées, contribuera à réduire le retard dans le diagnostic et le traitement de la tuberculose. Les stratégies de lutte doivent également inclure une approche intégrée, prenant en compte les déterminants sociaux de la santé, comme la pauvreté et l’accès à l’éducation, afin de s’attaquer aux causes profondes de la propagation de la maladie.


En conclusion, la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose est un rappel poignant que nous devons agir maintenant. L’Afrique, confrontée à des défis considérables, nécessite une réponse coordonnée et urgente pour endiguer la propagation de la tuberculose et sauver des vies. Il est temps de redoubler d’efforts pour investir dans la prévention, améliorer l’accès aux soins et soutenir la recherche afin d’écrire une nouvelle page dans la lutte contre cette maladie dévastatrice.

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