Dans le système éducatif camerounais, le Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) est un passage crucial pour les jeunes élèves. Ne pas réussir cet examen peut avoir des conséquences dévastatrices, non seulement sur l’avenir académique de l’élève, mais aussi sur sa santé mentale et sa confiance en elle. Depuis les premières heures de ce mardi 2 Juillet, les résultats de cet examen sont disponibles au Cameroun. Entre joies et tristesses, focus.
Une révélation dévastatrice
Mariam avait toujours été une élève studieuse. Ses efforts constants et son dévouement à ses études lui avaient valu des éloges de ses enseignants. Cependant, ce matin jour des résultats du BEPC, elle découvre avec horreur qu’elle n’a pas réussi. L’annonce tombe comme un couperet, l’ébranlant profondément. Face au tableau d’affichage du lycée dans lequel elle a composé, elle a beau regarder même en série espagnole, espérant qu’une erreur s’est glissée dans les fiches, mais non. elle n’a pas eu son examen.
La réaction de la famille
À peine rentrée chez elle, Mariam est accueillie par des regards accusateurs et des commentaires cinglants. Ses parents, espérant tant de leur fille, la jugent sévèrement. « Comment as-tu pu échouer ? Nous avons tout sacrifié pour que tu réussisses, » lui lance son père, les yeux remplis de déception. Sa mère, quant à elle, se contente de soupirer, un mélange de colère et de tristesse visible sur son visage.
Impact sur la santé mentale
Ce jugement familial et la pression sociale écrasent Mariam. Elle commence à se sentir inutile, incapable de relever la tête. Les jours suivants, elle s’enferme dans sa chambre, évitant tout contact avec ses proches et amis. Son appétit diminue, ses nuits deviennent blanches, hantées par des pensées d’échec et de désespoir. Pour elle, elle a déçu toute sa famille, et par conséquent, n’a plus droit à rien. D’ailleurs ,elle se met à avoir des idées…suicidaires
Les symptômes de la dépression ne tardent pas à se manifester. Mariam ressent une fatigue constante, un manque d’intérêt pour les activités qu’elle aimait autrefois, et une perte de confiance en elle. Chaque réflexion sur son avenir lui semble désormais sombre et sans espoir.
Une spirale descendante
Le manque de soutien de sa famille et leur incompréhension face à sa détresse aggrave la situation. Au lieu de recevoir de l’encouragement et de la compréhension, Mariam est constamment rappelée à son échec. « Tu nous as déçus, » résonne dans sa tête comme une sentence permanente.
Mariam commence à se retirer de la vie sociale, évitant même ses amis proches de peur d’être jugée. Elle se sent isolée, seule dans son chagrin, incapable de voir une issue à cette situation.
Une lueur d’espoir
Cependant, dans ce tunnel sombre, une lumière finit par percer. Une de ses anciennes enseignantes, Mme Ngue, apprend la nouvelle et décide de lui rendre visite. Elle offre une oreille attentive et des mots de réconfort. « L’échec est une étape, pas une fin, » lui dit-elle. « Tu as encore de nombreuses opportunités devant toi. »
Avec le soutien de Mme Ngue, Mariam commence à envisager la possibilité de reprendre ses études, de trouver un nouveau chemin. Elle comprend que cet échec n’est pas une condamnation, mais une occasion de se relever plus forte.
L’histoire de Mariam est malheureusement celle de nombreux jeunes. L’échec au BEPC ne doit pas être vu comme une fin, mais comme une étape dans le parcours éducatif et personnel. Il est crucial que les familles comprennent l’importance du soutien émotionnel et de l’encouragement pour aider leurs enfants à surmonter ces moments difficiles. Ensemble, nous pouvons transformer les échecs en tremplins pour un avenir meilleur.