Éléonore, une jeune fille de 19 ans, rêve d’un avenir prometteur. Mais sa vie bascule lorsqu’elle est victime d’un viol, entraînant une grossesse indésirable. Pour préserver l’honneur de sa famille, elle est contrainte d’abandonner l’école et de se marier avec un homme qu’elle ne connaît pas. Ce mariage devient un véritable cauchemar : son mari la tape tous les jours, souvent devant les voisins,lui rappelant ce qu’il a dépensé pour l’avoir et elle se sent piégée par tout ça. La peur de parler l’empêche de chercher de l’aide, comme tant d’autres femmes victimes de violences basées sur le genre (VBG), qui restent silencieuses.

Sexe et genre : Distinction essentielle
Pour aborder les VBG
Pour comprendre les VBG,il est capital de différencier sexe et genre.
Le sexe désigne les caractéristiques biologiques, tandis que le genre est une construction sociale qui attribue des rôles et des attentes aux hommes et aux femmes. Cette distinction souligne que les violences basées sur le genre ne sont pas de simples incidents, mais des manifestations de structures sociales ancrées.
Les Rôles de genre : Enjeu sociétal
Les rôles de genre sont façonnés par des normes sociales, souvent transmises de génération en génération. Ces attentes peuvent restreindre les libertés individuelles et favoriser des abus de pouvoir, la première cause des VBG.
En remettant en question ces normes, nous pouvons favoriser un environnement égalitaire.
Les types de violences basées sur le genre
Les VBG prennent plusieurs formes, chacune ayant des conséquences dévastatrices.
Voici les six principales catégories :
Viol : Acte violent qui nie le consentement.
Agression sexuelle : Tout acte à caractère sexuel imposé.
Agression physique : Violence corporelle infligée à une personne.
Mariage forcé ou précoce : Pratiques qui violent le droit de choisir son partenaire.
Déni de ressources et d’opportunités : Refus d’accès à l’éducation et à la santé.
Violence psychologique et émotionnelle : Manipulations qui sapent la dignité.
L’histoire d’Éléonore illustre plusieurs de ces types de violences. Son mari la maltraite régulièrement, et elle se sent incapable de se défendre. Très peu de femmes déclarent avoir été victimes de violences, souvent par peur de représailles ou par manque de soutien.
Appel à l’action
Il est crucial de prendre conscience de l’ampleur des VBG et de leur impact sur les vies des victimes. Nous avons tous un rôle à jouer dans cette lutte.
Sensibiliser et éduquer
Le premier pas vers le changement est l’éducation. En apprenant à reconnaître les signes de VBG et en partageant ces connaissances, nous pouvons briser le silence. En tant que société, nous avons la responsabilité de créer un espace où chacun se sent en sécurité.
Engagement collectif
Les victimes de violence, souvent appelées survivantes, font preuve d’un courage immense en se relevant après des traumatismes. La prise en charge des VBG repose sur des principes fondamentaux : sécurité, confidentialité, respect et non-discrimination. Cela signifie que toutes les victimes doivent avoir accès à la meilleure assistance possible, indépendamment de leur sexe, âge ou origine.
L’importance de la prise en charge
La réponse aux VBG doit inclure une prise en charge médicale, ainsi qu’un soutien mental et psychosocial. Éléonore a découvert l’application ALERT GBV, développée par l’association WETECH, spécialisée dans l’accompagnement des femmes par l’entrepreneuriat et la technologie. Depuis sa mise en ligne en décembre 2023, près de 60 femmes et filles victimes de violences ont été autonomisées grâce à ses fonctionnalités ludiques et importantes.
Avec cette application, Éléonore a pu rznseigner ses informations, et eu le courage de quitter son foyer malgré les menaces. Grâce à ALERT GBV, elle a trouvé un espace où elle pouvait se confier et recevoir des informations vitales.
Il est à noter que dans le cadre de la prise en charge, aucune décision n’est prise à la place de la victime ; au contraire, l’objectif est de l’encourager à faire ses propres choix en toute connaissance de cause.
Les violences basées sur le genre sont un problème majeur qui nécessite notre attention collective. L’histoire d’Éléonore nous rappelle que derrière chaque chiffre se cache une vie humaine. En partageant ces expériences, nous espérons éveiller les consciences et inspirer chacun à devenir un acteur du changement. Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir respectueux et égalitaire, où chaque individu est libre de vivre sans crainte de violence. Chaque voix compte, et ensemble, nous avons le pouvoir d’écrire une nouvelle histoire, celle d’un monde sans aucune violence vis-à-vis de l’autre.
