Les cantines scolaires. Lieux par excellence pour le temps d’une pause, se restaurer ou autre tout en se reposant.Si par leurs menus tout aussi variés que divers ces cantines font le bonheur des enfants, deux questions demeurent :quel est le profil des vendeurs et sur quels critères sont-ils recrutés?
JOE FIRMIN
Vendredi, il est précisément 10 h du matin dans cet établissement privé , situé dans l’arrondissement de Douala 5ème, lorsque la sonnerie retentit marquant la petite récréation pour plus 800 élèves que compte cet établissement. À la sirène a suivi en chœur les cris d’enfants qui quelques secondes plus tard prennent d’assaut la cour de récréation, plus précisément où est logée la cantine.
Dans cette grande cantine aménagée pour la circonstance, des vendeurs et vendeuses vêtus de blouse blanche attendent impatiemment chacun dans son compartiment l’arrivée des élèves pour acheter leurs produits alimentaires. « Pour que je vende ici cette année, ça n’a pas été chose facile », avoue Aubin Kamto, jeune et nouveau vendeur des beignets amandines, « c’est tout un processus« , poursuit – il dans ses aveux.
En réalité, pour vendre dans cet établissement, tout vendeur doit au préalable déposer chez le chef d’établissement, un dossier composé d’une demande de vente, d’un certificat médical délivré par le médecin de l’inspection scolaire, un plan de localisation du lieu de résidence du ou de la concerné (e), une photocopie de la CNI, des ingrédients expliquant la propreté des lieux et la qualité des repas concoctés et verser bien une somme variant de 20 à plus de 50 000 FCFA pour l’année scolaire.
C’est dans un environnement sain et salubre que sont proposés divers menus aux élèves. du pain garni avec du haricot, de la viande, des omelettes des spaghettis en passant par des beignets saupoudrés de sucre, beignets soufflés, à la crème glacée, les caramels, biscuits, chocolat, popcorn ainsi que l’eau minérale et toutes les variétés de jus ordinaires , il y’en a vraiment pour tous les goûts. Notons cependant que le ministère de la santé publique a strictement interdit la vente de l’eau douteuse, des jus dits « naturels » et d’autres produits laitiers locaux, afin d’éviter les cas d’indigestion et d’intoxication à l’école.
Si les denrées alimentaires vendues dans l’établissement font le bonheur de certains, plusieurs parents restent prudents et préfèrent préparer le goûter de leurs enfants à la maison,question d’éviter certains désagréments,à l’instar d’Audrey, qui révèle que du fait de l’allergie de son fils,elle préfère éviter toute déconvenue en cuisinant elle-même les repas de celui-ci et les mettre dans une gamelle.
De toute façon, la bonne alimentation de nos enfants à l’école reste et demeure une priorité absolue, car elle optimise la santé, le développement et la performance scolaire. C’est à cet effet que le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a célébré le 1 er Mars dernier, la 8e édition de la journée africaine de l’alimentation sous le thème : « Stimuler les systèmes locaux d’approvisionnement alimentaire et les chaînes de valeurs régionales: le rôle de la ZLECAF pour les programmes d’alimentation scolaire durable et l’amélioration de l’apprentissage ».